
Vous avez 13 de moyenne, un dossier correct mais pas brillant, et l’angoisse monte à mesure que Parcoursup approche. Vos parents s’inquiètent. Vos profs restent vagues. Et vous, vous vous demandez si votre rêve de médecine va s’écraser dès la première année. Cette peur, je la vois chaque semaine chez les lycéens que j’accompagne. La bonne nouvelle ? Elle n’est pas irrationnelle. La moins bonne ? Foncer tête baissée en PASS sans préparation, c’est souvent le meilleur moyen de la transformer en réalité.
- Une année pour consolider vos bases scientifiques avant PASS ou LAS
- Double stratégie France + Europe pour maximiser vos options
- 375 heures de cours + 45 heures de stages en milieu médical
- 85% des étudiants intègrent la filière santé visée
Ce que vous allez découvrir
Pourquoi une entrée directe en PASS peut mal tourner
Je ne vais pas vous mentir : les chiffres sont brutaux. Selon la dernière analyse du Quotidien du Médecin, seulement 36% des étudiants en PASS passent en deuxième année de MMOPK dès leur première tentative. Ça veut dire que presque deux tiers échouent. Pour les LAS, c’est pire : 17%.
36%
Taux de passage en deuxième année MMOPK pour les étudiants PASS (première tentative)
L’erreur que je vois le plus souvent ? Des lycéens avec un bon potentiel qui pensent que leur méthode de travail du bac suffira. Soyons clairs : le rythme universitaire n’a rien à voir. Un étudiant moyen en PASS doit assimiler l’équivalent de trois années de lycée en dix mois. Sans méthode de travail adaptée, sans bases scientifiques solides, c’est la noyade garantie.

La Note Flash du SIES de novembre 2024 révèle un détail que peu de familles connaissent : les taux de redoublement en médecine atteignent 9,7% pour les LAS contre 1,7% pour les PASS. Traduction : même ceux qui passent la première barrière peuvent trébucher ensuite. Le problème n’est pas l’intelligence. C’est la préparation.
Ce que change concrètement une année de prépa PAES
Quand on me demande si une prépa PAES vaut le coup, je réponds toujours par une question : « Préférez-vous investir une année pour sécuriser votre parcours, ou risquer d’en perdre deux en échouant sans filet ? » C’est moins une dépense qu’une assurance.
Concrètement, une année PAES représente 375 heures d’enseignement intensif plus 45 heures de stages en milieu médical. Mais les chiffres ne racontent pas tout. Ce qui fait vraiment la différence, c’est la consolidation méthodique des bases avant d’affronter le tsunami du PASS.
| Critère | Entrée directe PASS | Année PAES d’abord |
|---|---|---|
| Niveau scientifique requis | Excellent dès le bac | Consolidation pendant l’année |
| Accompagnement Parcoursup | Autonomie totale | Coaching personnalisé |
| Filet de sécurité Europe | Aucun par défaut | Préparation intégrée |
| Méthode travail universitaire | À acquérir seul | Entraînement structuré |
| Coût supplémentaire | 0 € | À partir de 4 990 € |
J’ai accompagné Armelle l’année dernière. Son dossier scientifique était fragile (11 en maths, 12 en SVT), ses parents paniquaient. Elle hésitait entre foncer en PASS et « voir ce qui se passe » ou prendre une année de consolidation. Elle a choisi la préparation structurée. Résultat ? Grande admise en médecine, 42ème sur liste principale à Paris-Saclay. Sans cette année de remise à niveau et d’anticipation du programme, je suis convaincue qu’elle aurait fait partie des 64% qui échouent.
« La prépa m’a appris à travailler comme une universitaire, pas comme une lycéenne. Quand j’ai attaqué le PASS, j’avais trois mois d’avance sur le programme et une méthode béton pour les QCM. Mes camarades ramaient, moi j’avançais. »
Armelle,
admise médecine Paris-Saclay 2024
Ce qui m’a frappée dans son parcours, c’est que le classement final n’était pas une question de talent brut. C’était une question de préparation. Les étudiants qui réussissent ont généralement anticipé le programme, maîtrisé la méthodologie des QCM, et surtout compris que la première année de médecine se gagne avant d’y entrer.
Double stratégie France-Europe : sécuriser sans se fermer de portes
Voici un conseil que peu d’orienteurs donnent : ne mettez pas tous vos œufs dans le panier français. Selon une étude de la MACSF publiée en 2025, environ 10% des étudiants n’ayant pas accédé aux formations MMOP poursuivent désormais leurs études de santé à l’étranger. En 2024, ça représentait environ 5 000 étudiants français, dont plus de 2 600 en Roumanie.

L’avantage d’une prépa PAES bien conçue ? Elle prépare simultanément aux deux voies. Vous travaillez votre dossier Parcoursup pour la France tout en préparant les admissions européennes (Espagne, Belgique, Portugal, Roumanie). Si le PASS ne fonctionne pas, vous avez un plan B solide.
Reconnaissance des diplômes européens en France
La directive 2005/36/CE prévoit la reconnaissance automatique des qualifications professionnelles obtenues dans un État membre de l’Union européenne. Concrètement : un diplôme de médecine obtenu en Espagne ou en Roumanie vous permet d’exercer en France sans examen complémentaire ni stage supplémentaire. Cette reconnaissance s’applique aux médecins, pharmaciens, dentistes, sages-femmes et infirmiers.
Je pense à Mohamed, un dossier que j’ai suivi récemment. Après une année PAES, il a tenté le PASS et la LAS en parallèle. Admis 7ème à l’UPEC via la voie LAS. Mais s’il avait échoué, il avait déjà un dossier solide pour l’Espagne. Cette double stratégie France-Europe change tout : vous ne jouez plus votre avenir sur un seul coup de dés.
Pour approfondir les spécificités de la première année, je vous recommande de consulter ce guide sur comment réussir votre première année en PASS ou LAS.
Vos questions sur le parcours PAES
Après des années à accompagner des lycéens vers les études de santé, certaines questions reviennent systématiquement. Voici les réponses franches que je donne en rendez-vous.
La prépa PAES est-elle vraiment utile si j’ai déjà un bon dossier ?
Soyons honnêtes : si vous avez 17 de moyenne générale avec d’excellentes notes en sciences, une méthode de travail éprouvée et une capacité à gérer le stress, vous pouvez tenter l’entrée directe. La prépa n’est pas magique et n’est pas faite pour tout le monde. Elle s’adresse aux profils qui ont besoin de consolider leurs bases ou qui veulent maximiser leurs chances sans prendre de risque. Un bon dossier ne garantit pas la réussite en PASS, mais il réduit le besoin de préparation intensive.
Combien coûte réellement une année de préparation ?
Les tarifs démarrent autour de 4 990 € pour une année complète. C’est un investissement conséquent, je ne le minimise pas. Mais comparez-le au coût d’une année perdue : frais de vie, stress familial, perte de temps sur votre carrière. Une année de prépa réussie vous fait potentiellement économiser deux années d’échec.
Quelle est la charge de travail hebdomadaire ?
Comptez entre 25 et 35 heures par semaine, cours et travail personnel inclus. C’est intense, mais c’est précisément le but : vous habituer au rythme universitaire avant d’y être confronté pour de vrai. Les étudiants qui arrivent en PASS sans cette préparation découvrent brutalement ce que signifie travailler 40 heures par semaine.
Puis-je travailler à côté de la prépa ?
Je le déconseille fortement. Un job étudiant de 10-15 heures par semaine peut sembler gérable, mais il grignote exactement le temps dont vous avez besoin pour consolider vos acquis. Si la question du financement se pose, explorez d’abord les options de paiement échelonné.
Que se passe-t-il si je n’obtiens aucune admission malgré la prépa ?
C’est là que la stratégie européenne prend tout son sens. Une prépa bien structurée vous prépare simultanément aux universités françaises et européennes. Si le PASS échoue, vous avez un dossier prêt pour l’Espagne, la Belgique ou la Roumanie. Et si vraiment aucune voie ne fonctionne ? Vous aurez acquis des compétences scientifiques solides qui ouvrent d’autres portes (kiné, infirmier, paramédical).
Si vous hésitez encore sur votre orientation scientifique, ce guide complet vous aidera à choisir votre voie scientifique après le bac.
Et maintenant ?
Une année de préparation ne garantit pas la réussite. Rien ne la garantit. Mais elle transforme un pari risqué en stratégie réfléchie. Les 85% d’étudiants PAES qui intègrent la filière de leur choix ne sont pas plus intelligents que les autres. Ils étaient simplement mieux préparés.
La vraie question n’est pas « est-ce que ça vaut le coup ? » mais « est-ce que je suis prêt à prendre le risque d’entrer en PASS sans préparation ? »
Points de vigilance avant de vous engager
- Ce guide ne remplace pas un entretien avec un conseiller d’orientation spécialisé
- Les taux de réussite varient selon les profils et ne garantissent pas une admission individuelle
- Les modalités d’admission en PASS/LAS évoluent chaque année – vérifiez les attendus 2026-2027 sur Parcoursup
Pour une analyse personnalisée de votre situation, consultez un conseiller d’orientation ou le service admission des universités visées.